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Musique classique et opéra par Classissima

Jonas Kaufmann

mardi 27 juin 2017


Classiquenews.com - Articles

18 juin

Le premier Otello de JONAS KAUFMANN

Classiquenews.com - ArticlesOPERA, LONDRES. ROH, Jonas Kaufmann chante Otello. Ce 21 juin 2017, tous les regards seront orientés vers Londres et le Coven Carden où le ténor le plus célèbre du monde actuellement (légitime notoriété) incarne sur la scène son premier OTELLO de Verdi. On se souvient du récital VERDI (Verdi Album, édité par Sony en octobre 2013, coup de cœur et CLIC de CLASSIQUENEWS ), première somme musicale totalement convaincante alors et qui promettait une prochaine prise de rôle historique : voilà chose faite, à Londres, du 21 juin au 15 juillet 2017. Voilà ce qu’écrivait notre rédacteur, Carter C-Humphray, critique du VERDI ALBUM, à propos du personnage d’Otello ainsi révélé par Jonas Kaufmann : « … il connaît comme il le dit lui-même dans la notice et le livret de l’album, idéalement documentés, la partition ayant chanté depuis longtemps le rôle de Cassio ; pour le rôle-titre, la densité, l’épaisseur terrassée du personnage, entre folie et tendresse, sensualité impuissante et sauvagerie du sentiment de soupçon surgissent en un feu vocal digne d’un immense acteur. Voici “Le Kaufmann” qui mûrissait depuis quelques années : justesse de l’intonation, style impeccable, souffle et contrôle dynamique, surtout intensité et couleur font ce chant habité, désormais à nul autre comparable. Avec une telle présence, un tel naturel dramatique, cet Otello exceptionnel, bigarré, multiforme, d’une imagination et créativité de première classe, confirme à quel niveau d’intelligence artistique et vocale est parvenu le ténor munichois. Ayant déjà un agenda plus que complet pour les 10 ans à venir, Jonas Kaufmann, offrant le récital verdi le plus bouleversant qui soit, aiguise encore notre désir de le voir et de l’écouter. Son Otello à venir devrait être le prochain grand événement de la scène lyrique des mois à venir. Soutenant et dialoguant avec le chant clair obscur d’un interprète né, l’orchestre parmesan sous la direction de Pier Giorgio Morandi sait rester à sa place, trouvant souvent de vives et fines couleurs. Le travail des musiciens et du chef fait aussi la réussite du programme. Voici au registre des nouveautés, le disque convaincant que nous attendions cette année Verdi 2013. Récital événement, coup de coeur de classiquenews. » Aucun doute sa prise de rôle est d’ores et déjà, un événement de l’été 2017. En alternance avec Gregory Kunde dans le rôle titre, JONAS KAUFMANN chante Otello, maure à Venise bientôt rongé, possédé par le venin du soupçon et de la tragique jalousie, les 21, 24, 28 juin, 6, 10 juillet (toutes les dates déjà « SOLD OUT », fermées à la réservation). Avec Dorotea Röschmann (Desdeone), dans la mise en scène de Keith Warner… A suivre Toutes les infos de Jonas Kaufmann dans le rôle d’Otello sur le site du Royal Opera House, Coven garden Londres ROH L’OTELLO de JONAS KAUFMANN au cinéma. Heureux cinéphiles : pour tous ceux qui désespéraient de ne pouvoir assister à cette prise de rôle historique car Jonas Kaufmann pourraient bien éclipser tous les ténors légendaires ayant chanté le rôle avant lui, les salles de cinéma diffusent la représentation du 28 juin 2017, depuis le ROH de Londres, à 19h15.

Le blog d'Olivier Bellamy

25 avril

Philippe Labro, hommage à maman

CLASSIQUES : 1/ Libertango Astor Piazzola/Martha Argerich 2/ Prélude n°4 Op. 28 en mi mineur de Schubert par Pollini 3/ Un extrait de la Passion selon Saint Matthieu de JS Bach 4/ Fidelio (Kaufmann et Abbado) pendant le Festival de Lucerne 2010 : “Gott !” MADELEINES : Poème sur la 7ème de Johnny Hallyday Il est né le divin enfant - mais plutôt par un autre interprète que Tino Rossi… Sweet Litlle Sixteen de Chuck Berry




Classiquenews.com - Articles

1 avril

Compte-rendu, Opéra. TCE, le 26 mars 2017. Giordano : Andrea Chénier : Kaufmann / Harteros. Omer Meir Wellber.

Compte-rendu, Opéra. Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, le 26 mars 2017. Jonas Kaufmann/Anja Harteros/Luca Salsi. Omer Meir Wellber (direction). Entre deux représentations scéniques à l’Opéra de Bavière, c’est au Théâtre des Champs-Elysées qu’Andrea Chénier était proposé, dans une version de concert « améliorée » (les chanteurs évoluent sur les quelques mètres carrés laissés vacants par l’orchestre placé sur scène), mais avec le même duo vocal qui fait délirer les salles du monde entier : Jonas Kaufmann et Anja Harteros. De fait, pas le moindre strapontin de disponible : les tickets s’étaient tous arrachés dès le premier jour de la location… et avouons que le traumpaar des scènes lyriques internationales n’a pas déçu nos attentes. Jonas Kaufmann prête à la figure centrale de Chénier une force de conviction et une vitalité électrique peu communes, à l’engagement ardent et à l’héroïsme incandescent. Certes, de très passagères incertitudes de justesse se font entendre, séquelles de ses récents ennuis de santé, mais le lyrisme inouï de « Ora soave » au II et de « Come un bel di » au III ravissent l’âme au plus haut point. Idéalement accordée, sa Madeleine, première grande triomphatrice de la soirée au milieu d’un plateau qui a déchaîné, à maintes reprises, les plus bruyants enthousiasmes, offre les qualités qu’on lui connaît : chaleur et douceur d’une voix du plus subtil métal, une palette de nuances irisées et ses légendaires pianissimi. Tragédienne hors-pair, le personnage lui convient merveilleusement bien aussi, pour cette alliance de volonté et de douceur, de tendresse et d’énergie, et sa grande beauté en scène. Avec ses deux figures d’une intense présence vocale et dramatique, le duo final rayonne de toute sa splendeur, l’un et l’autre ayant su intelligemment su préserver leurs forces. Auparavant, Anja Harteros aura atteint au maximum d’émotion, dans une remarquable performance d’actrice, à sa grande scène de l’acte II (« La Mamma morta », d’une expressivité et d’une sobriété admirable), où elle trouve à nouveau, avec le Carlo Gérard de Luca Salsi, un partenaire parfaitement complémentaire. Puissant, noir, et en même temps d’un raffinement psychologique inattendu, son Gérard est un des plus saisissants que nous ayons entendus. Mais Andrea Chénier est un opéra éminemment théâtral dans la mesure où il implique un certain nombre de comprimari, destinés à faire partie du mécanisme avec une autonomie fonctionnelle précise, et garantissant par leur présence le succès de l‘œuvre. De ces emplois « secondaires » proviennent de bien belles satisfactions vocales aussi. On en détache en premier lieu l’extraordinaire Elena Zilio, véritable légende du chant, qui, dans le rôle de Madelon, continue d’impressionner par la profondeur des graves et l‘émotion qu‘elle suscite dans le bouleversant air « Son la vecchia Madelon ». Déception, en revanche, pour La Comtesse de Doris Soffel dont les ans n’ont pas épargné un timbre désormais dur et rêche. De leurs côtés, J’Nai Bridges incarne une piquante Bersi, Christian Rieger un incisif Fouquier-Tinville, Kevin Conners un Incroyable efficace et Andrea Borghini un solide Roucher. A la tête d’un Orchestre et d’un Chœur de la Bayerische Staatsoper dans une forme olympique, le chef israélien Omer Meir Wellber impose une lecture d’un superbe raffinement, très attentive à l’opulence et aux détails chatoyants de l’orchestration de Giordano. On perçoit son constant souci d’équilibrer les différents pupitres, même s’il verse parfois dans la surenchère dans les débordements orchestraux, ce qui permet néanmoins au tableau final de baigner dans une jouissance sonore absolument irrésistible. Aux saluts, triomphe : en cadence, le public si huppé des Champs-Elysées tape des mains et même des pieds, et offrira de très nombreux rappels aux héros de cette mémorable soirée. ______________________ Compte-rendu, Opéra. Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, le 26 mars 2017. Avec Jonas Kaufmann (Andrea Chénier), Anja Harteros (Maddalena di Coigny), Luca Salsi (Carlo Gérard), J’Nai Bridges (Bersi), Doris Soffel (La Comtesse de Coigny), Elena Zilio (Madelon), Andrea Borghini (Roucher), Kevin Conners (L’Incroyable), Christian Rieger (Fouquier Tinville), Nathaniel Webster (Pietro Fléville), Tim Kuypers (Mathieu), Ulrich Ress (L’Abbé). Orchestre et Chœur de la Bayerische Staatsoper de Munich. Omer Meir Wellber (direction). DVD. LIRE aussi notre critique du dvd Andrea Chénier par Jonas Kaufmann (Londres, Pappano, janvier 2015)



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31 mars

Deux opéras en concert

Sabine Devielhe, Philippe Jordan, Stéphanie d’Oustrac Mais les cas sont bien différents. Béatrice et Bénédict n’a jamais été reconnu comme une œuvre scénique majeure de Berlioz : trop hardiment (et maladroitement) retaillé dans Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien, en sorte que n’en ressorte que le mélange des genres, la confusion et, il faut bien le dire, un arbitraire des situations et des rebondissements tel que le spectateur, même aidé par le texte français qui se dit, renonce à savoir où il en est. Un grand merci à Philippe Jordan qu’il ait tenu à donner une fois en version concertante agréablement mise en espace ce qui est un chef-d’œuvre musical de premier ordre, de façon à marquer la continuité de la présence de Berlioz à l’Opéra : La Damnation hier, Benvenuto Cellini demain, les Troyens plus tard on espère. La situation est tout à fait différente avec Andrea Chénier, succès de scène reconnu, avec les inconvénients (scènes de genre : on est sous la Révolution, il y a la guillotine, mais aussi des Incroyables et des Merveilleuses), tout ce pittoresque, flatteur en scène mais musicalement hors-d’œuvre. Le fait est que la production vient de voir le jour, follement applaudie ne serait-ce que pour la présence d’un absolu couple star, et elle voyage in corpore pour un soir à Paris, orchestre de Munich compris, dans la foulée même des représentations in loco, qui se déroulent devant des salles bondées. Le semblant de la scène dans un cas, donc ; et de l’autre sa dynamique et la vérité, la chaleur qui doivent en résulter dans le comportement, scénique mais aussi vocal (duos passionnés) entre les protagonistes. Stéphanie d’Oustrac (Béatrice) & Paul Appleby (Bénédict) © fomalhaut La vedette de Béatrice et Bénédict se fait entendre d’entrée de jeu. C’est l’orchestre, avec ses sublimes cors très présents, et qui apportent une couleur de délicate mélancolie qui est la signature même de Berlioz. Avec d’incroyables hautbois, et les flûtes, cet orchestre de timbres monte de la fosse, établissant pour toute la salle une présence musicale et sonore inouïe. L’écriture vocale de Berlioz est la gaucherie même, absolument inconfortable pour toute voix. Le traitement qu’il réserve à la modeste et virginale héroïne, Héro, est assez exceptionnel, presque tout instant étant écrit de façon à montrer les meilleures ressources de la voix. Celle de Sabine Devieilhe n’est pas grande, on le sait, et Dieu merci elle n’essaye pas de la faire plus grosse qu’elle n’est. Mais d’une eau, d’un timbre, d’un charme ! Tant son air que le sublime duo nocturne avec Ursule (la très bonne Aude Extrémo) sont pure magie. On a beaucoup regretté l’indisponibilité de Stanislas de Barbeyrac, le Bénédict prévu : mais l’Américain Paul Appleby au pied levé a produit mieux que bonne impression avec sa voix claire de vraie musicien, sa diction, son lyrisme et son français exemplaire. Splendide silhouette scénique et vocale de Florian Sempey en Claudio : une jeune voix sur le bon chemin. Parfait, comme d’habitude, François Lis (Don Pedro). « Béatrice et Bénédicte » : Laurent Naouri, Sabine Devielhe, Philippe Jordan / © fomalhaut Et stupéfiante interruption par un Laurent Naouri (Somarone) scéniquement et vocalement déchaîné, de sa série de Trompe la Mort sur la même scène. Chapeau, l’artiste ! Il faut mettre à part la performance de Stéphanie d’Oustrac, Béatrice, présence scénique prodigieuse, jouant comme elle respire et confrontée, elle, aux pires inconforts d’écriture de Berlioz au point d’y laisser une ou deux plumes, tribut à payer pour une incomparable présence passionnée, qui eût enchanté le grand Hector ! On continue de remarquer chez Philippe Jordan le plaisir de faire de la musique, accru malgré l’extrême serré de son programme d’hiver, Lohengrin et Cosi alternant, plus la Messe en si. Ce plaisir, transmis et relayé par l’orchestre, devient joie pure. Espérons que trace restera de ces moments de magie. Ce qu’on remarque dès l’Ouverture d’Andrea Chénier ainsi privé de scène c’est, fait assez constant dans l’école vériste, la qualité de l’instrumentation, la pertinence des coloris. Avec un orchestre de la qualité de celui de l’Opéra du Munich, ce n’est pas indifférent ! On remarquera aussi, d’emblée, l’excellence des comprimarii, en général vieux routiers du cru, qui tiennent la route et savent le métier : la surprise sera excellente, au II, avec l’Incroyable de Kevin Conners, tranchant (et parfois glaçant) de diction, et qui ne se croit pas obligé d’en rajouter dans la fanfreluche ; ou l’abbé d’Ulrich Ress ; ou la redoutable Comtesse de Doris Soffel. On doit mettre largement plus haut le Roucher d’Andrea Borghini, pour sa franchise ; et évidemment la très sensationnelle mulâtresse de J’Nai Bridges, allurale au possible, et chantant splendidement bien. Gérard est tout sauf un comprimario, le baryton méchant fait pour équilibrer à quasi parité les indispensables trios d’opéra : pour Carlo de Forza del Destino, Munich avait opposé Tézier, pas moins, au couple star Harteros/Kaufmann. L’insolence de la voix ne suffit pas à faire un Tézier, c’est clair, et la bonne grosse voix pas toujours égalisée (et semblant se ficher de l’être) de Luca Salsi, sans déparer le cast, ne l’exalte pas non plus vers l’absolu sommet. « Andrea Chénier » : Omer Meir Wellber, Jonas Kaufmann (Andrea Chénier), Anja Arteros (Madeleine de Coigny), Bayerisches Staatsorchester / © Vincent Pontet (TCE) Ce serait de toute façon impossible ce soir car, extraordinaire et hors normes comme il est, Jonas Kaufmann n’est que Jonas Kaufmann, et pas vraiment un Chénier pour Cilea. Poésie, paraître, prestige de la tenue en scène et prestige du timbre, si individuel, avec ses coquetteries et artifices : nous avons affaire à un fabuleux artiste, et mieux vaut l’avoir en Chénier, lui, qu’aucun autre ténor qui n’est que glorieusement ténor. Mais il suffit qu’il ait en scène auprès de lui Anja Harteros pour qu’aussitôt on sente tout ce qui lui manque, à lui. « Andrea Chénier » Anja Harteros (Madeleine de Coigny) , Jonas Kaufmann (Andrea Chénier), Bayerisches Staatsorchester / © Vincent Pontet (TCE) Paradoxe de ce couple star : Harteros tire de lui souverainement plus qu’autrement il ne donnerait, en timbre, en métal, en aigu, en intensité. Mais en même temps elle fait ressortir ses limites de chanteur, dix mille fois rachetées par son art. Pourtant il faut bien le dire : succédant à de tout simples et nus morceaux de phrase d’Harteros dits avec une plénitude, une couleur, une plasticité vocale et un modelé, une morbidezza incomparables (et ce ne sont qu’encore de simples morceaux de phrase), l’attaque du ténor sur Ora soave, avec le tic qu’il a toujours eu de faire partir le son de rien pour l’enfler de façon flatteuse, même réussi (ça a été à deux doigts de coincer) va paraître, pardon pour le mot, cheap. On n’a pas aimé cet effet (qui est aussi un truc) dès la première fois où Kaufmann l’a donné dans Fidelio, mettant Paris à genoux. Le temps de toute façon marque : et on n’en voit plus aujourd’hui que la facticité. Mais répétons-le, entraîné par la présence complice d’Harteros et sa façon, elle, d’aller au bout de la note, du son qu’il y a dans la note, et du souffle qu’il y a dans le son, Kaufmann se montre à son absolu mieux, et au mieux de ce que peut un Chénier aujourd’hui. Le triomphe va sans dire, d’autant que nos héros sont soutenus (et tenus) par un chef qui sait ce qu’il veut, Omer Meir Wellber. Mais ce que l’oreille emportera, hantée par cette couleur de perle sombre et ce modelé lumineux, ce sont quelques mots d’Anja Harteros juste avant, implorant protection, et avouant l’angoisse… Palais Garnier, 24 mars 2017 Théâtre des Champs Elysées, 26 mars 2017

Jonas Kaufmann

Jonas Kaufmann (10 juillet 1969) est un chanteur allemand d'opéra. Chanteur à la voix séduisante, doté d'un physique de jeune premier romantique, il est l'un des artistes lyriques marquants de sa génération. Jonas Kaufmann est un ténor dramatique : sa voix revêt la couleur ( plus sombre ) d'un baryton avec des aigus lumineux.



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