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Musique classique et opéra par Classissima

Jonas Kaufmann

jeudi 8 décembre 2016


Le blog d'Olivier Bellamy

21 novembre

Angelo Rinaldi, comme un torrent

Le blog d Il a la réputation d’être cruel et sans pitié. Avec les fausses valeurs, assurément, ce qui devient une qualité rare. Et puis pour paraphraser Oscar Wilde, nous pourrions ajouter que la mauvaise réputation est un mythe inventé par les envieux pour expliquer le mystérieux attrait de certaines personnes. Ou pour en citer un autre qu’être la cible des sots constitue un plaisir de fin gourmet. Angelo Rinaldi ressemble de plus en plus à un enfant tout heureux d’avoir fait une bonne farce ou, selon le mot de la Comtesse de Ségur, à “un bon petit diable”. Pour un Angelo, avouez que la chose est amusante. Mais quand je l’ai vu passer une tête à la librairie Tschann, vendredi soir, pour nous dire un petit bonjour à Felicity Lott et moi, pour notre dédicace, je me suis dit que lorsque la générosité se mêle au talent, il n’y a rien de plus beau. Voici son programme : 4 morceaux classiques : - Debussy, Images : Poissons d’or, par Philippe Cassard - Schubert, Lied ”Le pâtre sur le rocher”, par Felicity Lott et l’ensemble Nash - Verdi, Nabuco : “Va pensiero” par le choeur et l’orchestre de la scala de Milan, direction C. Abbado - Schubert, “La Belle Meunière: Des Baches Wiegenlied” par Jonas Kaufmann et Helmut Deutsch 3 madeleines : - Milva, “Caruso” - Edith Piaf, “Je ne regrette rien” - Nat King Cole,”Aquellos ojos verdes”

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18 novembre

Jonas Kaufmann annule à Madrid

Le Teatro Real a annoncé qu’en raison de problèmes de santé, Jonas Kaufmann était contraint d’annuler le récital prévu le […]




Carnets sur sol

17 novembre

[Carnet d'écoutes n°102] – Sur les Contes d'Hoffmann qu'on joue à Paris

« Monsieur, quelle mouche vous pique ? Vous n'aimez donc pas la musique ? » Ainsi dit ma voisine aux murmures charmants. Madame, si vers vous je tourne, interloqué, C'est que « Scintille diamant » N'est pas noté karaoké. Oui, je vous présente ma voisine quasi-immédiate, qui après avoir commenté les entrées et les voix tout fort pendant deux actes, s'est mise à chanter l'air de Dapertutto… Il a fallu non pas un, mais deux petits signes élégants (incluant ou n'incluant pas le majeur dressé, cela, vous ne le saurez jamais) pour y mettre un terme relatif. Encore une fois, une brassée de remarques générales plus qu'une description du spectacle (multi-repris et vidéodiffusé…). Télévision et spectacle vivant Un certain nombre d'éléments sont difficiles à transmettre par-delà un écran, plus pour le théâtre que pour la musique, et cette production est encore un magnifique exemple de mise en scène de Carsen (comme Rusalka ) qui paraît terne à la télévision, et impressionne très vivement en salle. A fortiori comme, lorsqu'ici, le metteur en scène donne à voir pour tous les coins de la salle : en hauteur, on aperçoit des figurants qui continuent de jouer dans la coulisse ; de côté, on voit les personnages aller et venir aux bouts du plateau, pour que tout le monde puisse les voir lors de leurs interventions. Le phénomène tient aussi au fait que les réalisateurs des captations de théâtre ou d'opéra sont pour la plupart des gougnafiers qui se prennent pour Hitchcock et font du gros plan sur des visages emplâtrés et éructants alors qu'une mise en scène d'opéra réussie inclut au contraire, surtout dans les grandes salles, une animation générale du plateau. Faire du gros plan sur une production de Carsen ou Herheim, c'est jouer Elektra avec deux violons seuls. Les visages de l'opéra au hangar Bastille J'ai profité de l'effet Kaufmannlos pour tester plusieurs placements. Et en effet, quel contraste entre le grand spectacle un peu lointain et global du second balcon, et l'impact beaucoup plus direct (sans parler du fait de distinguer des traits…) du parterre ! On retrouve alors l'émotion beaucoup plus directe de l'opéra, avec le grain des voix, un texte un minimum défini. Et ce, même si beaucoup de mises en scène de Bastille sont conçues pour être appréciées de loin, à commencer par celle-ci. L'orchestre, en revanche, est bien plus prégnant en haut, ce qui est complètement logique. De partout, la réverbération un peu étrange de la salle (on entend ponctuellement des retours de voix, sans arriver à déterminer s'ils sont liés à la technique du chant, à l'angle, à la quantité d'instruments qui l'accompagnent…). Pourquoi les chanteurs sont-ils célèbres ? Pourquoi sont-ils embauchés ? De même que les fables du Grand Siècle, les ténors ne sont pas ce qu'ils nous semblent être. Je dois admettre avoir été très agréablement impressionné par Ermonela Jaho, que je ne prisais guère ces dernières années ; mais en Antonia, elle évite ses travers tubants pour retrouver une forme de légèreté relative, où elle peut dispenser les mêmes somptueux artifices techniques sans dénaturer le timbre (ni la diction, assez bonne d'ailleurs, alors que ses rôles « élargis » en italien étaient assez terribles). Ravi d'entendre Ramón Vargas enfin en vrai, mon ténor verdien chouchou lorsque j'ai découvert ce répertoire… Je vois enfin d'où vient le beau timbre et le côté couvé, un peu contraint, de la tierce aiguë : il maîtrise sans cesse le timbre par l'impédance, en laissant le son à l'intérieur des résonateurs, pour conserver toujours la rondeur, fût-ce au détriment de la facilité et de la puissance. Il y parvient fort bien, mais je m'explique pourquoi il n'a jamais déclenché l'hystérie d'autres ténors à l'émission plus franche (donc ressentie de façon plus physique) ou au volume plus impressionnant. J'aurais été assez curieux de voir ce qu'aurait donné Cyrille Lovighi (Nathanaël) dans le rôle : sa clarté et son émission très directe (antériorité très faciale et faible impédance) le rendaient beaucoup plus présent d'un point de vue sonore et expressif (plus sonore que Kaufmann aussi). Bien sûr, Hoffmann réserve sur la longueur d'autres difficultés, mais j'aurais été intéressé – on imagine le scandale néanmoins, s'il avait remplacé Kaufmann… Dans le même registre, Spalanzani limpide (un peu à la façon de Francis Dudziak) par Rodolphe Briand, il y a donc bien des francophones capables de servir ce répertoire (François Lis superbe aussi en Schlemil, l'Opéra de Paris est rarement inspiré sur les petits rôles, mais ici, c'est une grande fête !). Ce qui m'en fait venir à Roberto Tagliavini (les quatre diables). Très bon chanteur, à qui il n'y a rien à reprocher (à part des décalages récurrents, mais c'était un début de série et ça a été le cas avec tous les chanteurs, modérément bien corrigés du côté de l'accompagnement). Mais je ne peux pas m'empêcher de me poser la grave question : l'Opéra de Paris peut choisir qui il veut (à part peut-être la dizaine d'artistes assez demandés et riches pour décliner vingt représentations dans un premier rôle devant 2000 personnes, radio- et vidéo-diffusé…). Alors, pourquoi lui ? Ni très sonore (un baryton-basse ou une basse chantante), ni très expressif (surtout dans un tel rôle), voix comme interprétation assez lissée par la langue étrangère, même si le français est bien articulé et émis… On aurait pu choisir plus sonore (une basse plus rutilante), plus célèbre (quitte à ce que ce soit moins bien, je ne dis pas le contraire), dotée d'un français impeccable ou très agile sur scène ; un seul de ces critères supplémentaires, ça se trouve aisément sur le marché, surtout pour ce rôle qui n'est pas exactement confidentiel. Alors, pourquoi ? Mystère des réseaux et des agents.



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7 novembre

Compte rendu, opéra. Paris. Opéra Bastille, le 3 novembre 2016. Jacques Offenbach : Les Contes d’Hoffmann. Ramon Vargas, Stéphanie d’Oustrac, Nadine Koutcher, Ermonela Jaho… Choeurs de l’Opéra. José Luis Basso, direction. Orchestre de l’Opéra National de Paris, Philippe Jordan,, direction. Robert Carsen, mise en scène.

C’est “LA” production-phare des Contes d’Hoffmann d’Offenbach, signée Robert Carsen, remontant à 2000, et qui revient cet hiver à l’Opéra National de Paris. S’il n’y a plus Jonas Kaufmann en protagoniste pour des raisons de santé, Ramon Vargas vient sauver le bateau, se joignant à un quatuor de voix féminines principales de qualité, avec la délicieuse Stéphanie d’Oustrac, Nadine Koutcher, Ermonela Jaho et Kate Aldrich. Philippe Jordan dirige l’orchestre maison avec une étonnante attention aux détails et une bonne dose de courage comme de liberté. Un spectacle qui se veut spectaculaire et qui l’est, mais dont les coutures (et les clichés!) commencent à devenir quelque peu rébarbatifs. Offenbach version Carsen : du sérieux, de l’humour, de l’intelligence Œuvre posthume et presque composite par laquelle Offenbach rêvait d’être finalement accepté comme autre chose qu’un compositeur de musique «légère », la partition des Contes d’Hoffmann est en réalité un phénomène de son temps, non sans relations avec l’antisémitisme rampant de l’époque ; c’est un défi musical et scénique. Si l’aspect inachevé peut se résoudre facilement dans des mains habiles, la question de l’exigence musicale demeure délicate, notamment en ce qui concerne la distribution des rôles féminins (une cantatrice pour les trois, ou bien trois différentes?). Le livret de Jules Barbier d’après Michel Carré, est inspiré de trois contes de l’auteur et musicien romantique allemand E.T.A Hoffmann, célèbre entre autres pour avoir proclamé Haydn, Mozart et Beethoven comme les trois maîtres de l’esprit romantique. L’histoire est celle d’un Hoffmann imaginé, amoureux d’une prima donna et dont l’obsession devient un empêchement créatif qui le poussant à l’ivresse. Il désire cet idéal féminin incarné par la soprano, à la fois « artiste, jeune fille, courtisane ». Sa Muse artistique s’empare de son ami Nicklausse pour l’accompagner ; elle tente de lui rappeler sa mission en tant qu’artiste. En Niklausse justement, la mezzo-soprano française Stéphanie d’Oustrac ouvre et ferme l’œuvre avec les qualités qui lui sont propres : une articulation sans défaut, un timbre polyvalent, flexible, une capacité remarquable à habiter un rôle par la force de son art vocal bien mûri, ses indéniables dons d’actrice… Nous avons été emballés dès son entrée au prologue où elle se montre Muse parfaite, sensuelle ; ensuite à chaque acte, elle compose un compagnon sincère d’un Hoffmann voué à l’échec affectif (mais il se trouve que ceci va le rapprocher de… son Art, sa Muse! Le lieto-fine est donc quand même là, latent). Ramon Vargas s’absente de ses répétitions aux Etats-Unis pour remplacer Jonas Kaufmann souffrant. Si la diction du français laisse parfois à désirer, il impressionne par son investissement musical et scénique, une voix souple dans les aigus redoutables et ce je ne sais quoi de touchant qui sied magistralement au jeune personnage romantique et sincère, qu’il interprète. Les trois sopranos brillent toutes par leurs qualités individuelles. L’Olympia de Nadine Koutcher faisant ses débuts à l’Opéra de Paris, est pyrotechnique, même drôlissime à souhait ; elle campe l’archi-célèbre air de l’automate « Les oiseaux dans la charmille » sans difficulté, tout en se donnant à fond au niveau de la mise en scène, en un 1er acte très comique. L’Antonia du deuxième acte est toute émotion, grâce au bel investissement et au sens du drame d’Ermonela Jaho. La Giulietta du troisième est plus théâtrale que musicale dans l’interprétation de Kate Aldrich. Remarquons l’excellente et courte prestation de Doris Soffel dans le rôle de la mère d’Antonia. Si leurs prestations sont tout aussi minces, les performances d’un Yann Beuron, d’un Paul Gay et d’un François Lis ne passent pas inaperçues, surtout par rapport au premier, avec un art du langage délectable. Les Contes d’Hoffmann composent ainsi un événement digne d’enthousiasme, non seulement par les difficultés inhérentes à la production d’une œuvre posthume, mais plus particulièrement grâce à l’éventail des sentiments mis en musique avec panache par Offenbach, dont l’aspect théâtral est spécofiquement mis en valeur dans la mise en scène désormais « historique » de Robert Carsen. A voir et revoir à l’Opéra Bastille encore les 6, 9, 12, 15, 18, 21, 24 et 27 novembre 2016.

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31 octobre

PARIS. Les Contes d’Hoffmann de Carsen à Bastille

PARIS, Bastille. Offenbach: Les Contes d’Hofmann : jusqu’au 27 novembre 2016. Philippe Jordan dirige les effectifs de la Maison parisienne dans la production scénographie réalisée par Robert Carsen et avec une distribution qui, malgré la défection du ténor assoluto, Jonas Kaufmann, arrêté pour raison de santé (LIRE notre dépêche JONAS KAUFMANN, bilan de santé, suspendu de scène ), réunit sur la scène de l’Opéra Bastille, une distribution très prometteuse : entre autres arguments, la Giulietta de Kate Aldrich, l’Antonio de la soprano Ermonela Jaho (particulièrement applaudie à orange cet été dans La Traviata) , et dans le rôle central d’Hofffmann, le poète maudit, malheureux en amour, Ramon Vargas (jusqu’au 18 novembre inclus), puis Stefano Secco (les 21, 24 et 27 novembre suivants). A noter qu’aucun des seconds rôles n’est à la traîne, défendu pour chacun par un tempérament lui aussi convaincant (Stéphanie d’Oustrac dans le rôle de La Muse / Niklausse ; François Lis en Schlemil; sans omettre le Frantz de Yann Beuron…)… et dans le rôle démoniaque, obsessionnel d’acte en acte, de Lindorf, Coppélius, Dapertutto et Miracle : Roberto Tagliavini)… Que du beau monde donc pour une reprise attendue et d’autant réussie. Le manuscrit des Contes d’Hoffmann est laissé inachevé par Offenbach qui s’éteint lors des répétitions en octobre 1880. Fidèle à ce qu’il sait faire, Offenbach collectionne les styles et les manières pour les associer et les recycler en un tout, régénéré. Ainsi ses Contes d’Hoffmann relèvent à la fois du grand opéra, de l’opéra-bouffe, de l’opéra romantique… A travers la poupée délirante déjantée, plus vrai que nature (Olympia), la fille chanteuse qui meurt de trop chanter (Antonia) et la vénitienne et plantureuse Giulietta… se précise dans l’esprit du pauvre héros, amoureux empêché, le visage de l’immortelle bien-aimée, de la femme inaccessible que de Berlioz à Beethoven, n’a cessé de hanter les opéras comme inspirer les poètes compositeurs. Offenbach ne fait pas exception à cette brillante généalogie : son inspiration redouble de génie dans la veine tragique. Les Contes d’Hoffmann à l’Opéra Bastille Philippe Jordan, direction / Robert Carsen, mise en scène Du 31 octobre au 27 novembre 2016 Les 31 octobre, puis 3, 6, 9, 12, 15, 18, 21, 24, 27 novembre 2016 RESERVEZ VOTRE PLACE HOFFMANN, LE POETE INTERDIT D’AMOUR… Librettistes de Gounod pour son Faust (1859), Barbier et Carré rédigent le livret des Contes d’Hoffmann à partir de la pièce de théâtre qu’ils avaient eux-mêmes conçus à partir des textes de l’écrivain E.T.A. Hoffmann. Au travers d’épisodes distincts, est traité un même personnage, Hoffmann qui narrateur et témoin malheureux de l’intrigue, évoque trois femmes (Olympia, Antonia, Giuletta), toutes héroïnes malheureuses et tragiques, incarnations de ses échecs amoureux. Elles sont des figures évanescentes dont l’apparition est mise à mal par une force de l’ombre, machiavélique et pernicieuse, incarnée par un personnage diabolique, lequel revêt une apparence différente pour chacun des trois tableaux: Lindorf, Coppélius, Miracle, Dapertutto. 3 femmes vénéneuses ou angéliques, 3 diables obsessionnels… Offenbach mêle romantisme, onirisme, fantastique. Frappé par la pièce de Barbier et Carré dès 1851, le compositeur décide de l’adapter en opéra, en 1876. Il meurt avant d’avoir mis au clair un ensemble disparate de partitions. L’opéra que nous connaissons est le fruit d’un montage posthume, variant pour des raisons diverses entre la version de Choudens et la version Oeser qui en général est réputée plus “complète” et respectueuse des dernières intentions de l’auteur. L’oeuvre est créée à l’Opéra-Comique, après la mort du compositeur, le 10 février 1881. La séduction des mélodies, la force des évocations fantastiques (la poupée Olympia plus vraie que nature ; Antonia qui meurt d’avoir trop chanter face au fantôme de sa mère paraissant dans une scène sur la scène de l’opéra… tout révèle l’inspiration magique et surnaturelle d’un Offenbach qui réussit enfin dans le genre du grand opéra, lui qui fit surtout les délices du boulevard par ses parodies mythologiques enjouées, délirantes. Offenbach, subjugué par la veine fantastique Le compositeur est contemporain de la création à l’Odéon, de la pièce de Barbier et Carré, “Les Contes d’Hoffmann”, en mars 1851. Le fantastique et le caractère tragique le bouleversent certainement car ils correspondent à ce qui lui est cher. D’ailleurs, absorbé par la création de son propre théâtre, Les Bouffes-Parisiens, passage Choiseul, il monte en 1857, “Les Trois baisers du diable”, opérette fantastique d’après le Freischütz et Robert le Diable. En composant la musique, Offenbach se rapproche de ce qu’il réalisera pleinement dans Hoffmann: le fantastique.
Après le succès d’Orfée aux enfers (1858), son rêve est d’accéder à la scène de l’Opéra-Comique. “Barkouf”, écrit avec Eugène Scribe (librettiste adulé de La Dame Blanche et de Fra Diavolo), est emporté dans une cabale retentissante qui veut effacer le triomphe d’Orphée. Fort à propos, l’Opéra Impérial de Vienne lui commande “Die Rheinnixen”, les Filles du Rhin, qui se déroule au XVI ème siècle, et dans lequel les sombres lueurs du fantastiques ne sont pas absentes. Créé en 1864, l’ouvrage ne comporte pas, a contrario des oeuvres comiques du maître, de scènes parlées, comme Hoffmann. Mais hélas, la partition ne convainc pas mais le thème de son ouverture qui évoque le choeur des esprits du Rhin sera réutilisé pour la Barcarolle des Contes d’Hoffmann. A Paris, Offenbach semble néanmoins s’affirmer grâce à l’accueil réservé à son “Robinson Crusoé” (1867), et à Vert-Vert (1869). Hoffmann, l’oeuvre d’un mourant Avec la chute du Second Empire et le trouble politique qui suit, enfin l’avènement de la III ème République, Offenbach se maintient artistiquement mais le milieu parisien ne l’entend pas ainsi qui veut lui faire payer le succès du “Bouffon Impérial”. Ainsi quand il propose en 1872, “Fantasio” d’après Musset, une nouvelle cabale emporte son chef-d’oeuvre. Dégoûté, le compositeur s’éloigne de l’Opéra-Comique: il lui semble revivre l’échec et l’amertume de “Barkouf” dix années auparavant. Pourtant les années qui suivent se montrent plus clémentes. D’après un texte de Victorien Sardou qui s’inspire d’E.T.A. Hoffmann, Le Roi Carotte triomphe à la Gaîté Lyrique dont Offenbach devient directeur en juin 1873. Il le restera deux années pendant lesquelles il fait représenter Jeanne d’Arc de Gounod sur un livret de Barbier. Ce dernier est alors sollicité par le compositeur d’Orphée aux Enfers pour reprendre l’idée d’adapter à l’opéra, Les Contes d’Hoffmann. Mais Offenbach qui a dû quitter ses fonctions à la Gaîté a convaincu Albert Vizentini, son successeur de l’intérêt de l’ouvrage. L’opéra est à l’affiche de la saison 1877-1878, et le compositeur s’engage à rendre sa copie.

Jonas Kaufmann

Jonas Kaufmann (10 juillet 1969) est un chanteur allemand d'opéra. Chanteur à la voix séduisante, doté d'un physique de jeune premier romantique, il est l'un des artistes lyriques marquants de sa génération. Jonas Kaufmann est un ténor dramatique : sa voix revêt la couleur ( plus sombre ) d'un baryton avec des aigus lumineux.



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