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Musique classique et opéra par Classissima

Jonas Kaufmann

mardi 17 janvier 2017


Les blogs Qobuz

13 janvier

Le blog-notes de Claude Samuel Une machine à jouir – L’Art Total – De Schnitzler à Wedekind – Colette et Ibanez – Le pèlerinage à Bayreuth – Lyon, ville wagnérienne

Les blogs Qobuz Richard Wagner (1813-1883), ici en 1871, odieux et fascinant, à l’orée d’un temps nouveau (1871). Ph. Franz Hanfstaengl C’est grave, docteur ? Oui, explique Philippe Berthier, qui n’est pas médecin mais professeur émérite de littérature française à la Sorbonne Nouvelle, stendhalien et balzacien, et auteur d’un livre que viennent de publier les Editions Bartillat : Toxicologie wagnérienne, sous-titré Etudes de cas. La « quatrième de couv. » nous apprend que « Wagner est une maladie, qui a vite pris un essor pandémique », que « Nietzsche a été le premier à le dire, confirmé par Barrès, Claudel, Thomas Mann et tant d’autres » et que « les écrivains n’ont cessé d’être fascinés par cette formidable machine à jouir, dont la foncière obscénité est dédouanée par les plus hautes garanties de l’Art total, qui, ainsi que nul n’en ignore, élève et purifie tout ce qu’il touche »… Suivent les pièces à conviction, entre histoire et fiction : de « Tolstoï contre Wagner » à « Sigmund chez Tristan » en passant par « Tristan dilettante », sorti tout droit de Vienne au Crépuscule, ce beau roman d’Arthur Schnitzler, le Tristan de Thomas Mann ou la triste agonie d’une certaine Dame Klöteryahn, le Monstre sacré, qui nous renvoie au Chanteur d’opéra de Wedekind. Et, cerise sur le gâteau, le « Wagner en Beaujolais », nourri par l’homme des Décombres, le fasciste Lucien Rebatet qui fut condamné à mort à la Libération (et gracié) – référence aux Deux Etendards « l’un des romans les plus saturés, les plus surchauffés de wagnérisme qu’ait produits la littérature française », qu’il faut lire si l’on en croit François Mitterrand : « Il y a deux sortes d’hommes : ceux qui ont lu Les Deux Etendards et les autres »… Oui, notre ancien Président aimait les livres et s’accommodait de certaines options politiques… Claudine à Bayreuth !… Au hasard des différents chapitres, on croise Colette, l’auteur des Claudine, qui, en compagnie d’Henri Gauthier-Villars (alias Willy), son mari de l’époque, fit à quatre reprises le pèlerinage de Bayreuth et consigna ses impressions dans son Journal d’un pèlerin à Wagneropolis (page 644 du premier tome des œuvres de Colette dans La Pléïade). On croise aussi Blasco Ibanez, l’homme des Arènes sanglantes, dont l’une des héroïnes comprend que la musique n’est pas « un moyen d’amuser les multitudes, de fournir à la femme le moyen de révéler sa beauté et de mener par le monde une vie de courtisane illustre », mais « une religion, la force mystérieuse unissant l’infini d’ici-bas à l’immensité qui nous entoure » ; Ibanez avait prénommé son fils Sigfrido !… Et, information intéressante, on apprend que la ville française la plus touchée par cette affection n’est autre que Lyon. Là, on aime Wagner… L’Opéra de Lyon, avant le passage de Jean Nouvel… De vrais mordus Ce qui ne me surprend guère : pour mon premier voyage à Bayreuth, j’accompagnais un groupe de JMF (Jeunesses Musicales de France) lyonnais, de vrais mordus entraînés par un vieux monsieur que les Filles du Rhin faisaient rêver mais dont le petit-fils, auquel il avait offert le voyage, fila à l’anglaise pendant L’Or du Rhin (au milieu des « chut » indignés) et reprit le premier train pour des contrées pas encore contaminées. Et c’est pour un Wagner (mais lequel ?) que L’Express m’envoya jadis à l’Opéra de Lyon, avant même que Louis Erlo ne prenne la succession de son oncle Paul Camerlo et suive les traces de Wieland Wagner… Bayreuth/1957 – À l’un des entractes de la « Tétralogie », en compagnie de mes Lyonnais… Le Prix des Muses Je conclurai ce blog de la wagnérite en constatant que les livres consacrés à l’auteur de la Tétralogie occupent cinq compartiments dans ma bibliothèque musicale, nettement plus que Mozart, et qu’ils sont régulièrement inscrits au palmarès du Prix des Muses, dont le sulfureux Wagner antisémite de Jean-Jacques Nattiez l’année dernière… Enfin les wagnériens ont déjà noté que leur prochaine extase aura lieu à l’Opéra-Bastille du 18 janvier au 18 février avec Jonas Kaufmann, interprète de Lohengrin, remis après quatre mois d’arrêt maladie, mais on tremble…. Ensuite, du 18 mars au 5 avril, on retrouvera Tristan et Isolde revu et corrigé par Heiner Muller, à Lyon, bien entendu ! Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de janvier 2017 : « Ce jour-là, 1er juillet 1905 : Gabriel Fauré nommé directeur du Conservatoire de Paris »

Carnets sur sol

7 janvier

Opéra de Paris 2018 : les dates et distributions complètes

En complément de la fuite précédente , un aimable lecteur (M. Marcel Québire ) a livré, il y a déjà quelques semaines, les distributions complètes de la saison à venir sous la notule correspondante. Pour ceux qui auraient manqué le commentaire, je le recopie avec quelques ajouts ou précisions (et quelques diacritiques…). Entre parenthèses figure le nombre de représentations prévues. Je précise que, contrairement à la fois précédente où, recueillant une astuce de gens bien informés et allant moi-même récupérer chez l'Opéra de Paris les titres (a priori une source très fiable, à un mois de l'annonce de la programmation !), je n'ai aucune notion de la source cette fois, ni de la fiabilité des données. Néanmoins, comme à la lecture les distributions paraissent très crédibles (ce n'est pas une collection de célébrités ou de gens qui ne viennent pas à Paris d'ordinaire, on y trouve beaucoup d'interprètes valeureux mais pas assez célèbres pour qu'un fan les mette dans un petit rôle de telle œuvre, les « rangs » respectifs des différents chanteurs sont cohérents, etc.), je la laisse pour votre information – et, dans le pire des cas, pour accompagner votre rêverie. Ils figurent, contrairement à la fois dernière, par ordre de représentation. Lehár – La Veuve joyeuse (15) ► Bastille du 9/09 au 21/10 ► Jorge Lavelli – Jakub Hrusa (Hrůša) / Marius Stieghorst ► Véronique Gens / Thomas Hampson / José van Dam → Malgré le titre, probablement en allemand comme les autres années ? Mozart – Così fan tutte (14) ►Garnier du 12/09 au 21/10 ► A-T de Keersmaeker – Philippe Jordan / Marius Stieghorst ► Jacquelyn Wagner / Ida Falk Winland – Michèle Losier / Stéphanie Lauricella – Philippe Sly / Edwin Crossley-Mercer – Frédéric Antoun / Cyrille Dubois – Ginger Costa-Jackson / Maria Celeng – Paulo Szot / Simone Del Savio → Il s'agit de l'exacte double distribution jouée en ce moment (janvier-février 2017), donc pour une reprise au mois de septembre, on peut être assez certain que la distribution ne sera pas celle-là ! (Ce qui repose la question de la source et de l'exactitude.) Debussy – Pelléas et Mélisande (5) ► Bastille du 19/09 au 6/10 ► Robert Wilson – Philippe Jordan ► Etienne Dupuis - Elena Tsallagova - Luca Pisaroni - Franz-Josef Selig Verdi – Don Carlos (11) ► Bastille du 10/10 au 11/11 ► Krzysztof Warlikowski – Philippe Jordan ► Jonas Kaufmann - Ludovic Tézier - Elina Garanca (Elīna Garanča) - Sonya Yoncheva - Ildar Abdrazakov → Les bruits de couloir parlent d'une alternance entre la version française et la version italienne (avec prise de rôle éventuelle de Jonas Kaufmann dans la version française, mais il y a manifestement débat). J'avais lu que Brian Hymel devait chanter en alternance – une double distribution paraît en effet assez logique. Je n'ai pas d'informations en revanche sur les éditions (voir ici celles qui existent de 1867 après coupures (comme chez Pappano) utilisées : version française, version française archi-intégrale avec tout ce qui a été écrit en 1866-7 (comme Matheson, ou Abbado-DGG avec annexes), version italienne en quatre actes (Milan) comme jusqu'ici à Paris, en cinq actes (Modène), en cinq actes avec ajouts de la version française (Londres +) ? Verdi – Falstaff (7) ► Bastille du 26/10 au 16/11 ► Dominique Pitoiset – Fabio Luisi ► Bryn Terfel - Franco Vassalo - Francesco Demuro - Aleksandra Kurzak - Varduhi Abrahamyan Mozart – La Clemenza di Tito (15) ► Garnier du 15/11 au 25/12 ► Willy Decker – Dan Ettinger ► Ramon Vargas (Ramón) / Michael Spyres – Amanda Majeski / Aleksandra Kurzak – Stéphanie d’Oustrac / Marianne Crebassa Janáček – De la Maison des morts (6) ► Bastille du 18/11 au 2/12 ► Patrice Chéreau – Esa-Pekka Salonen ► Andreas Conrad – Peter Mattei – Stefan Margita - Willard White → Le plus sinistre des Janáček, mais servi par de très grands interprètes, d'ailleurs plutôt des voix lumineuses (alors que l'esthétique majoritaire de Bastille, volume oblige, sont plus souvent épaisses, saturées, rauques ou grumeleuses)… Puccini – La Bohème (12) ► Bastille du 1/12 au 31/12 ► Claus Guth – Gustavo Dudamel / Manuel Lopez- Gomez ► Sonya Yontcheva / Nicole Car – Atalla Ayan / Benjamin Bernheim – Artur Rucinski (Ruciński) – Arturo Tagliavini – Aida Garifullina → Garifullina a certes déjà chanté Musetta, mais je me serais figuré que considérant sa notoriété et les rôles pas tous légers qu'elle aborde désormais, elle serait distribuée en Mimí. À voir. Haendel – Jephtha (8) ► Garnier du 13/01 au 30/01 ► Claus Guth – William Christie (Les Arts Florissants) ► Ian Bostridge – Marie-Nicole Lemieux – Philippe Sly – Katherine Watson – Tim Mead → Manifestement le même principe que pour Eliogabalo de spécialistes pas trop spécialistes ; cette fois néanmoins, les chanteurs, célèbres pour autre chose, sont réellement familiers de ce répertoire, et performants. (En revanche, Christie en Haendel, ça fait certes remplir, sans être forcément le meilleur service à lui rendre.) Verdi – Un Ballo in maschera (9) ► Bastille du 16/01 au 10/02 ► Gilbert Deflo – Bertrand de Billy ► Anja Harteros / Sondra Radvanovsky – Marcello Alvarez (Álvarez) / Piero Pretti – Luciana D’Intino – Simone Piazzola – Nina Minasyan Saariaho – Only the sound remains (6) ► Garnier du 23/01 au 07/02 ► Peter Sellars- Ernest Martinez-Izquierdo ► Philippe Jaroussky – Davone Tines (Davóne Tines ) Rossini – Il Barbiere di Siviglia (9) ► Bastille du 24/01 au 16/02 ► Damiano Michieletto – Riccardo Frizza ► René Barbera / Levy Sekgapane – Olga Kulchynska – Massimo Cavalletti / Florian Sempey – Simone Del Savio – Nicolas Testé Verdi – La Traviata (8) ► Bastille du 02/02 au 28/02 ► Benoît Jacquot – Dan Ettinger ► Anna Netrebko / Marina Rebeka – Rame Lahaj (Ramë Lahaj) / Charles Castronovo – Vitaly Bilyy / Placido Domingo (Plácido Domingo) – Virginie Verrez Bartók – Le Château de Barbe-Bleue / Poulenc – La Voix humaine (7) ► Garnier du 17/03 au 11/04 ► Krzysztof Warlikowski – Ingo Metzmacher ► John Relyea – Ekaterina Gubanova – Barbara Hannigan Berlioz – Benvenuto Cellini (9) ► Bastille du 20/03 au 14/04 ► Terry Gilliam – Philippe Jordan ► John Osborn – Pretty Yende – Maurizio Muraro – Audun Iversen – Marco Spotti Wagner – Parsifal (8) ► Bastille du 27/04 au 23/05 ► Richard Jones – Philippe Jordan ► Andreas Schager – Peter Mattei – Anja Kampe – Evgeny Nikitin – Günther Groissböck – Jan-Hendrik Rootering → Je doute qu'on puisse trouver mieux actuellement pour programmer un Parsifal. Ravel – L’Heure espagnole / Puccini – Gianni Schicchi (10) ► Bastille du 17/05 au 17/06 ► Laurent Pelly – Maxime Pascal ► Clémentine Margaine / Michèle Losier – Stanislas de Barbeyrac – Philippe Talbot – Alessio Arduini / Thomas Dolié – Nicolas Courjal / Nicola Alaimo – Vittorio Grigolo – Elsa Dreisig – Rebecca de Pont Davies – Philippe Talbot – Emmanuelle de Negri Moussorgski – Boris Godounov (12) ► Bastille du 07/06 au 12/07 ► Ivo Van Hove – Vladimir Jurowski / Damian Iorio ► Ildar Abdrazakov – Ain Anger – Evgeny Nikitin Donizetti – Don Pasquale (12) ► Garnier du 09/06 au 12/07 ► Damiano Michieletto – Evelino Pido (Pidò) ► Lawrence Brownlee – Nadine Sierra – Michele Pertusi – Florian Sempey Verdi – Il Trovatore (14) ► Bastille du 20/06 au 14/07 ► Alex Ollé – Maurizio Benini ► Sondra Radvanovsky / Elena Stikhina – Marcelo Alvarez (Álvarez) / Robert Alagna / Yusif Eyvazov – Zelko Lucic (Željko Lučić) / Gabriele Viviani – Anita Rachvelishvili / Ekaterina Semenchuk J'ai maugréé la dernière fois contre le peu d'ambition d'une programmation qui ne fait que reprendre les scies du répertoire, exactement ce qui fait dire que l'opéra est un genre mort – quasiment rien de récent, et rien en redécouverte patrimoniale (de France ou d'ailleurs, je ne fais pas le difficile). Considérant que, dans le milieu de la musique classique, on considère comme impossible de modifier la partition… alors effectivement, rien ne change, on ne joue que la même centaine d'œuvres, sans aucune surprise, et il ne reste plus qu'à se repaître de sa propre mauvaise humeur en écoutant de meilleurs chanteurs du passé et en pleurant sur l'Âge d'or à jamais révolu. Je le respecte complètement dans les théâtres qui sont surtout une fenêtre dépaysante : dans les pays, même proches, qui n'ont pas de tradition lyrique propre, comme le Maroc ou la Turquie, en effet on ne joue que La Traviata et la Flûte Enchantée… et c'est légitime, il s'agit d'entr'apercevoir ce qu'est l'essence d'un genre exotique. En revanche, dans une des maisons spécialistes les plus subventionnées au monde, je trouve peu stimulant de ne pas oser, même à la marge, quelques chemins de traverse, qu'on peut amplement se permettre avec son matelas financier. Cette audace, ce sont d'autres maisons plus petites, et pas qu'à Paris (Toulouse, Marseille, Tours, Strasbourg, Metz…) qui la manifestent… et sans être conduites à la ruine, manifestement. En revanche, il faut bien admettre que pour cette saison, les distributions sont somptueuses : ♣ les titulaires internationaux les plus prestigieux de ces rôles – Harteros, Radvanovsky, Netrebko, Rebeka, Kampe, d'Oustrac, Garanča, D'Intino, Semenchuk, Brownlee, Bostridge, Osborn, Álvarez, Castronovo, Kaufmann, Schager, Mattei, Tézier, Lučić, Nikitin, Terfel, Abdrazakov, Courjal, Groissböck, Anger… ♣ des essais très attendus – Yoncheva en Élisabeth, Gens en Glawari, Dupuis en Pelléas & Pisaroni en Golaud… ♣ ou des gens qui ne sont pas starisés mais qui font une grande carrière très méritée – Minasyan, Kulchynska, Car, Stikhina, Crebassa, Barbera, Talbot, Spyres, Conrad, Barbeyrac, Bernheim, Margita, Lahaj, Del Savio, Sly, Piazzola, Ruciński, Vassalo, Tines, Spotti… Et le choix des metteurs en scène est assez adroit : des gens qui vont dans le sens du renouvellement scénique, sans être trop radicaux ou eurotrashisants. L'Opéra de Paris devient l'Opéra de Vienne, en somme : du répertoire pour touristes ou public ronronnant, mais toujours parfaitement chanté. On s'en consolera d'autant mieux, lorsqu'on y mettra les pieds, qu'il y aura mille autre choses à voir simultanément à quelques centaines de mètres à peine. Ce n'est pas pour rien que Dieu a créé l'agenda de Carnets sur sol.




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21 décembre

Opéra magazine de Janvier 2017, n°124, Philippe Jordan sur tous les fronts

PUBLICATIONS. OPERA magazine n°, janvier 2017 (Philippe Jordan, en couverture). Grand Entretien avec Philippe Jordan. Chef hyperactif… Le directeur musical de l’Opéra National de Paris est sur tous les fronts, en ce premier trimestre 2017. À l’Opéra Bastille, d’abord, avec Lohengrin dans la production de la Scala de Milan, le 18 janvier 2017 (avec pour les premières représentations de janvier, Jonas Kaufmann dans le rôle titre ; le ténor fait donc son grand retour sur la scène après une absence forcée de quelques mois) ; puis la Messe en si de Bach, le 14 février. Au Palais Garnier, ensuite, avec une nouvelle mise en scène de Cosi fan tutte, le 26 janvier ; puis Béatrice et Bénédict, le 24 mars. Une activité qui laisse peu de temps au chef suisse pour diriger ailleurs de l’opéra, même s’il sera au pupitre d’une nouvelle production de Die Meistersinger von Nürnberg à Bayreuth, le 25 juillet prochain. Rencontres avec Julien Chauvin : avec son propre orchestre sur instruments anciens, Le Concert de la Loge, fondé en 2015, le violoniste et chef d’orchestre français Julien Chauvin ressuscite, grâce au soutien de l’ARCAL, compagnie lyrique nationale : l’opéra des Lumières, Chimène ou Le Cid de Sacchini (1783), à Saint-Quentin-en-Yvelines, le 13 janvier ; puis Phèdre de Lemoyne, à Caen, le 27 avril suivant, deux partitions oubliées du règne de Louis XVI, surtout emblématiques du goût lyrique de Marie-Antoinette, … l’élève reconnaissante du Chevalier Gluck. David Chaillou : Le 14 janvier 2017, au Théâtre Graslin de Nantes, puis le 22 mars, au Grand Théâtre d’Angers, le compositeur français propose Little Nemo, d’après la légendaire bande dessinée américaine du début du XXe siècle. Un opéra « jeune public » qui s’adresse également aux adultes ! Richard Plaza : En trois ans, la série de récitals organisée par l’association « L’Instant Lyrique », à Éléphant Paname, dans le 2e arrondissement, s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de voix. Prochain temps fort de la saison 2016-2017 : Patrizia Ciofi, le 30 janvier. Jeune talent : Jodie Devos Du 27 au 31 janvier 2017, à l’opéra de Tours, la soprano belge, révélée en 2014 au Concours « Reine Élisabeth de Belgique », relève le défi de Lakmé, l’un des rôles les plus emblématiques du répertoire virtuose français. Elle incarnera ensuite, à partir du 17 mars, la Reine de la Nuit, à l’Opéra de Dijon. En coulisse : Opéra de Tours Nommé directeur de l’Opéra, en décembre 2015, après la démission de Jean-Yves Ossonce, le jeune chef français Benjamin Pionnier déborde de projets. Les 27, 29 et 31 janvier, il sera lui-même au pupitre de Lakmé au Grand Théâtre, avant Tosca, du 21 au 27 avril 2017. Comptes rendus Les scènes, concerts, récitals et concours. Guide pratique La sélection CD, DVD et l’agenda international des spectacles. Publications. OPERA MAGAZINE, janvier 2017, n°124. Philippe Jordan, en couverture : un chef sur tous les fronts — parution : le 29 décembre 2017 — 7, 90 euros

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20 décembre

Jonas Kaufmann chante Lohengrin à Paris

PARIS, Opéra Bastille : Lohengrin, 18 janvier – 18 février 2017. Pour les 5 premières représentation annoncées en janvier 2017, le ténor le plus célèbre du monde et le plus subtil aussi, est annoncé sur la scène de l’Opéra Bastille dans le rôle du chevalier élu, soit les 18, 21, 24, 27 et 30 janvier prochains. Du moins s’il n’annule pas : car en raison de problèmes de santé, le ténor allemand a dû se retirer de la production des Contes d’Hoffmann d’Offenbach, le mois dernier – novembre 2016 / LIRE notre dépêche d’alors : “Grosse fatigue pour Joans Kaufmann”.. . La nouvelle production de Lohengrin à PARIS (mise en scène par Claus Guth) se poursuit ensuite jusqu’au 18 février 2017 avec Stuart Skelton, successeur de Kaufmann dans le rôle titre. Lohengrin, opéra conçu en 1848 à l’époque des révolutions européennes, sera créé après le tumulte, en 1850 à Weimar grâce à l’engagement de son ami et bientôt beau-père, Franz Liszt. Wagner est alors un compositeur fugitif, pourchassé en Allemagne, à cause de ses positions auprès des révolutionnaires. Fuyant Dresde (à l’issu des journées de mai 1849), Wagner rejoint Paris puis Zurich, où il se fixe jusqu’en 1860 : c’est là que désespéré et suicidaire, il ébauche le projet de son grand œuvre, La Tétralogie. Fresque déjà cinématographique d’une conception inouïe et inédite alors dont la réalisation sera possible après Tristan und isolde, au moment de sa double rencontre, – toutes deux miraculeuses dans sa vie, Cosima, la fille de Liszt, qu’il épousera, et surtout Louis II de Bavière, jeune monarque possédé par la poésie héroïque et médiévale du compositeur, lequel avec Tannhäuser, créé à Dresde en 1845, et Lohengrin, a définitivement élaboré l’opéra romantique germanique. Avec Genoveva de Schumann, exactement contemporaine de… Lohengrin, et comme ce dernier, créé après les révoltes de 1848. L’échec d’Elsa, la perte de Lohengrin Dans Tannhäuser, Wagner précise la place du héros artiste, c’est à dire lui-même, incompris mais porteur d’avenir, qui est sauvé par l’amour d’une femme pure (Elisabeth). Avec Lohengrin, le héros est toujours porteur d’une mission salvatrice : sauver l’humanité mais sa rencontre avec une mortelle, Elsa (princesse de Brabant qu’il vient défendre chevaleresquement), se conclut par un échec : la jeune femme choisie par l’élu (descendu du ciel) se montre indigne de l’amour de Lohengrin… lequel, après avoir dévoilé son identité messianique et divine, rejoint le ciel. Wagner : Lohengrin opéra romantique en 3 actes d’après Parzival de Wolfram von Eschenbach, et Lohengrin de Nouhuwius PARIS, Opéra Bastille, du 18 janvier au 18 février 2017 Jonas Kaufmann (janvier), Stuart Skelton (février), Lohengrin Martina Serafin / Edith Haller, Elsa Evelyn Herlitzius / Michaela Schuster, Ortrud Wolfgang Koch / Tomasz Konieczny, Telramund… Choeur et Orchestre de l’Opéra national de Paris Philippe Jordan, direction Claus Guth, mise en scène / Nouvelle production



Carnets sur sol

14 décembre

Opéra de Paris 2018

Par erreur, l'Opéra a publié hier soir, sur la page de son partenariat avec le Festival « Agir » du Monde, l'intégralité des titres de sa saison 2017-2018. Le lien est inactif ce matin, mais comme je sais les lecteurs franciliens avides de ce genre d'exclusivité, j'ai mis de côté la liste et je vous la livre aujourd'hui. Les opéras sont organisés par date de naissance des compositeur (et, à l'intérieur, par date de composition). Opéra à Garnier ► Haendel – Jephtha ■ Mise en scène de Claus Guth coproduite avec Amsterdam. Avec William Christie et Marie-Nicole Lemieux. ► Mozart – Così fan tutte ► Mozart – La Clemenza di Tito ■ Avec Marianne Crebassa en Sextus. ► Bartók / Poulenc – A kékszakállú herceg vára / La voix humaine ► Saariaho – Only the Sound Remains ■ Mise en scène de Peter Sellars. Opéra à Bastille ► Rossini – Il Barbiere di Siviglia ► Donizetti – Don Pasquale ■ Nouvelle production. Avec Pretty Yende, Lawrence Brownlee, Michele Pertusi. ► Berlioz – Benvenuto Cellini ■ Nouvelle production de Terry Gilliam. Avec Philippe Jordan et John Osborn. ► Verdi – La Traviata ■ Reprise avec Plácido Domingo en Dottore Grenvil. ► Verdi – Le Trouvère ■ Avec Sondra Radvanovsky, Anita Rachvelishvili, Roberto Alagna (sur deux dates seulement). ► Verdi – Don Carlos & Don Carlo ■ Avec Sonya Yoncheva (vu l'évolution rapide de la voix, où en sera le registre stratosphérique requis ?), Elīna Garanča, Jonas Kaufmann / Brian Hymel. ► Verdi – Un Ballo in maschera ► Verdi – Falstaff ■ Reprise avec Bryn Terfel. ► Wagner – Parsifal ■ Importation de la mise en scène de Tcherniakov ? ► Moussorgski – Бори́с Годуно́в (Boris Godounov) ■ Nouvelle production : Ivo van Hove. ► Janáček – Z mrtvého domu (De la maison des morts) ■ Possiblement une nouvelle production. Avec Esa-Pekka Salonen et Štefan Margita. ► Puccini – La Bohème ■ Nouvelle production de Claus Guth. Avec Piotr Beczała. ► Debussy – Pelléas et Mélisande ► Lehár – Die lustige Witwe ► Ravel / Puccini – L'Heure espagnole / Gianni Schicchi ■ Avec Elsa Dreisig en Lauretta. Pour l'ère de l'audace, finalement assez semblable à Joel, les petites nouveautés dans le postromantisme italien en moins. Je m'émerveille tout de même qu'avec une subvention aussi énorme (et des excédents en la comptant), l'Opéra de Pais, doive faire la moitié de sa saison sur des grands standards du romantisme italien… À part Saariaho (qui n'est même pas une création, d'ailleurs), rien qui sorte du grand répertoire très usuel. Il y a bien Jephtha, Cellini et Z mrtvého domu, mais ce ne sont pas exactement des découvertes absolues… et toutes des reprises, déjà entendues à Paris (sinon à l'Opéra…) ces dernières années. Pas de baroque non plus, mais ce n'est vraiment pas leur corps de métier, d'autres le font tellement mieux, ce n'est pas une catastrophe. Le bon point, la juxtaposition des deux versions de Don Carlos… tout en redoutant que la facilité soit de faire une version française a minima, proche de la version italienne, sans bûcherons, sans ballet (probablement avec la Déploration sur le corps de Posa qui s'impose un peu partout, ouf). Plutôt la version de Londres 1867 retraduite en français que les versions de 1866 ou 1867 (voire combinées, comme dans les studios de Matheson et Abbado), crains-je. Mais ce sera déjà très bien. Pour le reste, comme je n'ai pas tout vu ; comme il y a des choses que je me réjouis de revoir ; comme, surtout, il n'y a pas que l'Opéra de Paris, ça fera très bien mon affaire. Une Clémence, un Don Carlos, un Parsifal, une Heure espagnole, le Saariaho, et puis, selon les distributions, le Boris et quelques Verdi (Trouvère / Ballo / Falstaff). Voilà de quoi m'occuper un peu, surtout considérant la débauche du reste de l'offre. Toutefois, je ne peux m'empêcher de considérer qu'avec cette débauche de moyens, on aurait pu glisser une ou deux œuvres jamais entendues dans ces murs. L'Atelier Lyrique n'apparaît pas (pour l'heure ?) dans la programmation, sans doute parce que les chanteurs n'ont pas encore été recrutés et que les programmateurs ne veulent pas trop se lier les mains tant qu'ils ne disposent pas de leur troupe complète. Récitals vocaux à Garnier ► Angela Gheorghiu (17 juin) ► Sophie Koch (15 octobre) ► Piotr Beczała (8 juillet) ► Simon Keenlyside (17 septembre) ► Matthias Goerne (22 avril) Les cinq tessitures canoniques en concert. À la fois des grands noms et des habitués. Je n'ai pas encore les programmes, et vu les pratiques de la maison ces dernières années, nous les aurons quand l'artiste se sera décidé, deux ou trois mois auparavant… Il est vraisemblable, néanmoins, que Gheorghiu ne chante ni les Ariettes oubliées, ni le Buch der hängenden Gärten ; et que Goerne nous fasse le Winterreise annuel de Garnier. Ballets à Garnier (dans l'ordre de la saison) ► Joyaux ► Balanchine / Teshigawara / Bausch ► Alexander Ekman ► Démonstrations de l'École de Danse ► Onéguine ► Orphée et Eurydice ► Spectacle de l'École de Danse ► Anne Teresa De Keersmaeker ► Thierrée / Pite / Pérez / Shechter (commence dans les espaces publics) ► La Fille mal gardée Ballets à Bastille ► Don Quichotte ► Millepied / Béjart ► Sasha Waltz : Roméo et Juliette Là aussi, énormément de reprises. Je n'aperçois pas (à part Joyaux, mais je ne vois pas ce que c'est) de ballet dramatique neuf. Aucun Tchaïkovski et une courte liste, étrange. Peut-être n'est-ce pas encore complet. Concerts symphoniques à la Philharmonie ► Intégrale Tchaïkovski dirigée par Philippe Jordan : ■ 1&5, le 12 octobre ■ 2&4, le 27 mars ■ 3&6, le 15 mai Excellente nouvelle pour moi : enfin entendre la 3 en concert, et d'une façon générale les premières qu'on joue peu. Je suppose que la Philharmonie est pour l'effet de mode, la ligne sur l'Ouverture au Monde dans la brochure envoyée aux élus et mécènes… mais c'est dommage d'une certaine façon : Bastille sonne magnifiquement en symphonique, c'est vraiment là où l'on peut entendre de loin sans aucune frustration. Avec beaucoup plus de netteté qu'à la Philharmonie (pas de réverbération parasite), et beaucoup moins de mauvaises places. Alors le coût du déplacement de tout l'orchestre à travers Paris, je ne vois pas trop l'intérêt. Moins de concerts symphoniques que les années passées aussi, semble-t-il. Autres concerts ► Haydn / Bruch (Garnier) ► Hommage à Maurice Ravel (Garnier) ► Quintettes à cordes (Garnier) ► Stravinski – L'Histoire du soldat (Garnier) ► 4 concerts de musique de chambre (Amphi Bastille) ► 11 concerts-rencontres (Studio Bastille) Je ne surveille pas, en réalité, ce type d'astuce (je ne suis pas si pressé de savoir ce que je ferai le 7 juillet 2018 !). Je l'ai simplement repérée grâce à mon excellent réseau de sentinelles éclairantes – en l'occurrence Xavier (et Patzak), sur le meilleur forum musical francophone . Et ne suis que le truchement actif de cette épiphanie impromptue.

Jonas Kaufmann

Jonas Kaufmann (10 juillet 1969) est un chanteur allemand d'opéra. Chanteur à la voix séduisante, doté d'un physique de jeune premier romantique, il est l'un des artistes lyriques marquants de sa génération. Jonas Kaufmann est un ténor dramatique : sa voix revêt la couleur ( plus sombre ) d'un baryton avec des aigus lumineux.



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Mozart
Ravel
Schubert
Tchaïkovsky
Verdi
Vivaldi
Wagner
[...]


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